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12.03.2026 07:57 AM
Le marché dans l’attente de TACO… À quel point un pétrole à 200 $ est-il réaliste ? Calendrier du trader des 12-13 mars
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Zugzwang pétrolier

Si 2025 restera dans les mémoires des marchés comme l’ère de la « diplomatie des droits de douane », mars 2026 a officiellement ouvert l’âge de la terreur énergétique. Téhéran ne joue plus à « œil pour œil ». La déclaration du porte-parole du Commandement central iranien sur le passage à une stratégie de frappes continues n’est pas une simple rhétorique — c’est l’acte de décès de l’ancienne logistique dans le golfe Persique. Le président Masoud Pezeshkian a lancé un ultimatum que Washington préférerait ignorer. L’Iran exige la reconnaissance de ses droits, des réparations et des garanties internationales. Pendant que les politiques marchandent, le marché comptabilise les pertes. Les attaques contre le Mayuree Naree et le Star Gwyneth ont hissé le niveau de menace sur le transport maritime à « critique ».

Le développement le plus douloureux pour l’Occident est l’élargissement de la liste des cibles. L’Iran a annoncé ouvertement la traque des infrastructures des big tech américaines — de Nvidia à Palantir et Microsoft. Quand la Silicon Valley se retrouve clairement dans la ligne de mire des proxys iraniens, un rally pétrolier ne devient qu’une question de temps. Les prix de l’essence aux États‑Unis ont déjà bondi de 20 %, et ce n’est que le prélude aux 200 dollars le baril annoncés. Pendant ce temps, Donald Trump continue de jouer à la guerre, promettant de la terminer « à tout moment ». Mais le marché ne fait confiance ni à ses tweets ni à ses coups de fil — il fait confiance aux chiffres de JPMorgan et aux prévisions de The Economist. Et ces chiffres sont catastrophiques.

Washington a débloqué 20 milliards de dollars pour l’assurance des navires. Mais la véritable facture pour couvrir les pétroliers bloqués s’élève à 352 milliards. C’est un gouffre financier qu’on ne comble pas avec des promesses. Escorte navale ? Avec les moyens régionaux actuels de l’US Navy (30 navires sur zone), libérer les 320 bâtiments immobilisés demanderait 2,5 ans. Le marché n’a pas ces années — il n’a même pas de mois. La tentative de l’AIE de stabiliser la situation en mettant sur le marché des réserves (3 millions de barils par jour) revient à essayer d’éteindre un feu de forêt avec un pistolet à eau, alors que la production du Golfe pourrait chuter de 10 millions de b/j dans les semaines à venir.

La fin de l’ère des matières premières bon marché

La logique de la crise de 2026 est d’une simplicité et d’une cruauté terrifiantes. Un blocus total du détroit d’Hormuz, entamé le 2 mars, a déclenché un effet domino qu’aucun accord de paix ne peut arrêter. Les pétroliers ne partent plus — les capacités de stockage se remplissent — les raffineries réduisent leurs cadences — la production est contrainte de baisser de 50 à 80 %. Le risque principal, ce n’est pas le déficit immédiat, c’est la « mort technologique » des gisements. Fermer un puits, ce n’est pas comme tourner une clé dans une serrure. C’est un dommage irréversible au réservoir qui garantit une pénurie systémique pour des années. Pour l’instant, le monde dispose d’environ trois semaines de stocks avant que le système ne soit complètement saturé. Ensuite, un baril à 150–200 dollars sera plus qu’un simple scénario de prévision...

Le point de non‑retour. Le problème n’est pas politique mais tient à la physique des réservoirs. Couper des puits à haut rendement déclenche un processus de dégradation :

  • migration d’eau
  • dépôts de paraffine
  • effondrement de la pression

Si la production est « coupée » maintenant, le redémarrage prendra de 2 à 8 semaines. Et de nombreux gisements ne retrouveront peut‑être jamais leurs niveaux antérieurs. Des pertes de 10 à 30 % des débits deviendront la nouvelle norme. La situation est pire encore pour les usines de GNL : un cycle de redémarrage d’un mois et demi transforme une pause temporaire en coma industriel. Nous assistons non pas simplement à une perturbation de l’offre, mais à une destruction délibérée des capacités de production mondiales. Plus le blocus dure, plus la « cicatrice » sur le corps de l’offre pétrolière mondiale sera profonde.

Black‑out asiatique

Le Moyen‑Orient perd environ 2,5 milliards de dollars par jour rien que sur l’énergie « sous cloche ». Mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Tout s’effondre — du tourisme et des locations de voitures de luxe jusqu’au secteur des services. Les capitaux fuient la région plus vite que les drones iraniens n’atteignent leurs cibles. Mais le véritable épicentre du choc se trouve en Asie. La Chine, l’Inde et le Japon ont été les premiers à sentir le « nœud coulant d’Hormuz ». Les protocoles de rationnement de l’énergie ne sont plus des scénarios dystopiques mais la réalité de mars 2026. Quand le cœur énergétique de l’Asie s’arrête, les exportations mondiales se grippent. Nous assistons à une réaction en chaîne intersectorielle classique :

  • la hausse des coûts de l’énergie tue la rentabilité
  • l’incertitude gèle l’investissement
  • la chute du pouvoir d’achat enterre la croissance du PIB

Ce n’est pas seulement une crise — c’est une démolition en direct des chaînes d’approvisionnement mondiales. Il faut abandonner tout optimisme : il n’existe aucun scénario capable de compenser les 20 millions de barils par jour perdus. Le monde fait face à une pénurie impossible à combler. Aucun oléoduc en provenance d’Arabie saoudite ou des Émirats arabes unis ne peut absorber les flux qui passaient par Hormuz. Il n’existe tout simplement pas de routes alternatives viables pour le GNL qatari et le pétrole irakien. Si la crise se prolonge six mois, nous ne verrons pas seulement une récession, mais l’effondrement le plus grave depuis 2008. Des dizaines de milliers de milliards de capitalisation boursière et la stabilité des marchés de la dette — déjà fébriles avec les anticipations d’inflation — sont en jeu. Le détroit d’Hormuz est devenu le lieu où les déséquilibres financiers de ces dernières années rencontrent une pénurie physique brutale.

Et il semble que cette rencontre n’aura de fin heureuse pour personne. L’Agence internationale de l’énergie prend une mesure sans précédent en mettant 400 millions de barils sur le marché. Ce n’est pas une simple intervention — c’est une tentative d’éteindre l’incendie d’Hormuz avec du pétrole « papier » issu des stocks. La France puise dans ses réserves (14,5 millions de barils), tentant d’épargner à ses électeurs la douleur à la pompe. Ursula von der Leyen et Emmanuel Macron, d’une même voix, insistent pour maintenir les sanctions contre la Russie, alors que les dix premiers jours de guerre avec l’Iran ont déjà coûté 3 milliards d’euros supplémentaires à l’UE. Mais combien de temps l’économie européenne peut‑elle supporter cette facture « Hormuz » ?

« Le moteur cassé de MAGA »

Donald Trump qualifie les États‑Unis de « pays le plus brûlant », mais les récents indicateurs économiques pointent plutôt vers une sévère brûlure thermique. La baisse de 92 000 emplois en février n’est que la partie émergée de l’iceberg. Les révisions des mois précédents sont choquantes : décembre et janvier ont, à eux deux, perdu 62 000 emplois par rapport à leurs premières estimations. Le point de non‑retour a été franchi en mai 2025. C’est alors, après l’annonce du « Jour de la libération du bon sens » (tarifs à grande échelle), que le marché du travail a glissé vers une stagnation en peau de léopard. Sur les dix derniers mois, la variation nette des emplois salariés est de… moins 19 000. Si c’est une « percée MAGA », elle mène clairement vers une dépression à la 2008. Une fois l’emploi dans la santé et les services sociaux isolé (+533 000 postes), le secteur privé américain ressemble à un champ de ruines : –307 000.

C’est la pire dynamique depuis la Grande Récession, hors période de pandémie. Ventilation sectorielle (mai 2025–février 2026) :

  • Transports et logistique : –124 000 (contre une normale de +184 000) — conséquence directe des guerres commerciales.
  • Industrie manufacturière : –89 000 — la « réindustrialisation » de Trump fonctionne, pour l’instant, à rebours.
  • Services aux entreprises et finance : une perte combinée de 124 000 emplois.
  • Point lumineux : la construction (+38 000), qui tient surtout grâce au boom des data centers pour l’IA.

Les marchés ignorent la réalité en attendant TACO

En réalité, l’économie n’est pas le S&P 500, et la « cassure de mai » forcera tôt ou tard la Fed à choisir entre sauver les banques et sauver les gens. La situation de mars 2026 ressemble à une tentative de reconstruire le moteur d’un avion en plein vol. Après que la Cour suprême a techniquement fait tomber en février la première version des droits de douane (en annulant les prélèvements au titre de l’IEEPA), la Maison‑Blanche a répondu par un « plan B » — des droits temporaires de 10–15 % au titre de la Section 122. Où la stratégie trumpienne du « diviser pour régner » l’a‑t‑elle mené ?

  1. Un piège pour la « vieille » industrie. Le paradoxe de 2026 est que Trump protège les matières premières (acier, aluminium) mais, ce faisant, étrangle la fabrication high‑tech. Ford et GM se retrouvent avec des prix domestiques des métaux supérieurs d’environ 30 % aux prix mondiaux, rendant les exportations automobiles américaines non compétitives. Le projet de réindustrialisation MAGA cale : l’activité manufacturière n’a progressé que de 1 % en février, malgré une pénurie de main‑d’œuvre.
  2. Un impôt inflationniste sur les ménages. La distribution a été la première à hisser le drapeau blanc. Les données de la NRF montrent que les volumes de fret maritime vont reculer de 11 % en mars. Les entreprises ne peuvent plus absorber les coûts et répercutent la « taxe » de Trump sur les consommateurs. Le montant moyen du ticket de caisse a augmenté de 20 % en mars pour un certain nombre d’articles, ce qui explique pourquoi la confiance des consommateurs est retombée à ses plus bas de 2022.
  3. Une île technologique. Les big tech (Microsoft, Google) résistent mieux pour l’instant parce que leur produit principal est numérique et échappe aux barrières douanières. Mais leurs coûts pour le matériel d’IA augmentent plus vite que la monétisation des services. Si Trump impose un droit de 15 % sur les semi‑conducteurs au titre de la Section 232, la parabole du Nasdaq pourrait se transformer en chute libre.

Impasse politique et « pic de l’IA »

Pendant que les marchés tentent de digérer le choc pétrolier, David Rosenberg — l’un des ours les plus constants de Wall Street — pointe un problème bien plus fatal. À ses yeux, la résilience américaine en 2025–2026 reposait sur deux « béquilles » :

  • des injectons budgétaires agressives
  • une véritable manie autour de l’IA

« L’unique grande et glorieuse loi » de Trump, pièce maîtresse de sa politique économique, a bien donné un coup de fouet au PIB — mais l’effet n’est pas permanent. Une fois les remboursements d’impôt de cette année dépensés en deux ou trois mois, l’économie se retrouvera face au vide. Nous avons pressé jusqu’à la dernière goutte le citron budgétaire ; désormais, le verre est vide. Rosenberg prévoit « la récession la plus prévisible de l’histoire ». L’année 2027 risque d’être celle où l’addition du festin actuel sera enfin présentée.

Les investissements dans l’IA ont représenté jusqu’à 90 % de la croissance économique récente, créant un puissant effet de richesse. Mais en 2026, nous semblons atteindre un plafond. Les quatre cavaliers de l’apocalypse technologique — Amazon, Google, Meta et Microsoft — prévoient de dépenser 600 milliards de dollars cette année. Toutefois, Rosenberg avertit que ces dépenses finiront inévitablement par diminuer en 2027 : on ne peut pas construire des centres de données indéfiniment. La politique vient attiser encore le feu. Les élections de mi-mandat de novembre 2026 pourraient paralyser le pouvoir législatif. Si les démocrates reprennent le contrôle du Congrès, toute nouvelle initiative de Trump visant à stimuler la croissance serait bloquée. En conséquence, 2027 pourrait arriver sans moteur de croissance, ni technologique ni gouvernemental. Comme le remarque avec ironie Rosenberg : « Profitez du boom tant qu’il dure. »


Calendrier économique du 12 mars

12 mars, 02h50 / Japon / Indice d’activité des grandes entreprises manufacturières, T1 / préc. : 3,8 % / act. : 4,7 % / prév. : 5,5 % / USD/JPY – en baisse

L’indice d’activité des grandes entreprises manufacturières japonaises est passé à 4,7 % au T4 2025 contre 3,8 % précédemment. Il s’agit de son plus haut niveau en un an, au-dessus des attentes des analystes, ce qui confirme la résilience du secteur industriel. La dynamique positive se maintient malgré les tensions commerciales et les risques budgétaires. Le moral des entreprises est soutenu par les anticipations d’un resserrement monétaire supplémentaire de la part de la Bank of Japan, qui pourrait procéder à plusieurs relèvements de taux en 2026. Si l’indice atteint la prévision de 5,5 % au T1, le yen pourrait se renforcer face au dollar.


12 mars, 03h00 / Australie / Anticipations d’inflation des ménages, mars / préc. : 4,6 % / act. : 5,0 % / prév. : 4,2 % / AUD/USD – en baisse

Les anticipations d’inflation des ménages australiens sont passées à 5,0 % en février 2026 contre 4,6 % un mois plus tôt, leur plus haut niveau depuis le milieu de l’année dernière, à la suite de la décision de la Reserve Bank of Australia de relever son taux directeur à 3,85 %. Cette hausse reflète l’augmentation des coûts dans les services et un marché du travail tendu à la fin de 2025. La banque centrale prévoit que l’inflation restera durablement au-dessus de la fourchette cible de 2–3 % et indique que des mesures supplémentaires pourraient être nécessaires. Si les anticipations reculent vers la prévision de 4,2 %, le dollar australien se retrouverait sous pression.


12 mars, 03h01 / Royaume-Uni / RICS House Price Balance, février / préc. : -13 % / act. : -10 % / prév. : -9 % / GBP/USD – en hausse

Les données de la RICS montrent que le solde des prix de l’immobilier résidentiel au Royaume-Uni s’est amélioré à -10 % en janvier 2026, contre -13 % en décembre, signant une troisième amélioration mensuelle consécutive et son meilleur niveau depuis le début de l’été. Bien que l’activité globale demeure faible, les prix ont augmenté dans certaines régions d’Écosse et d’Irlande du Nord, tandis que les baisses ont ralenti à Londres et dans le sud-est. Les analystes y voient les signes d’une reprise progressive du marché après une période difficile. Si le solde de février confirme la prévision de -9 %, la livre devrait se renforcer.


12 mars, 15h30 / Canada / Exportations de la balance commerciale, janvier (déficit) / préc. : 63,95 Mds CAD / act. : 65,63 Mds CAD / prév. : 66,00 Mds CAD / USD/CAD – en baisse

Les exportations canadiennes ont augmenté de 2,6 % en décembre 2025 pour atteindre 65,63 milliards CAD, compensant entièrement le repli de novembre. Les métaux et minéraux ont mené la hausse, avec un bond de 18 %, porté par des expéditions soutenues d’or et d’argent non raffinés vers les États-Unis et le Royaume-Uni. Les exportations de matériel aéronautique et de transport ont progressé de 20,5 %. Malgré un recul de 1,0 % des exportations d’énergie, le volume total des expéditions hors États-Unis a atteint des niveaux records. Si les exportations de janvier augmentent jusqu’aux 66,00 milliards CAD prévus, le dollar canadien devrait se renforcer face au dollar américain.


12 mars, 15h30 / Canada / Importations de la balance commerciale, janvier (déficit) / préc. : 66,53 Mds CAD / act. : 66,93 Mds CAD / prév. : 66,90 Mds CAD / USD/CAD – en hausse

Les importations canadiennes ont progressé de 0,6 % en décembre 2025 pour atteindre 66,93 milliards CAD. Plus de la moitié des grandes catégories de biens ont contribué à cette hausse, avec les plus fortes augmentations dans le secteur automobile et les achats de minerais métalliques. Les importations de voitures particulières et de SUV ont augmenté de 12,1 %, tandis que celles de métaux précieux ont plus que doublé. Cette tendance positive a été partiellement compensée par une demande plus faible en biens de consommation et en produits chimiques. Si les importations de janvier confirment la prévision de 66,90 milliards CAD, le dollar canadien pourrait s’affaiblir.


12 mars, 15h30 / Canada / Ventes en gros, janvier (définitif) / préc. : 2,0 % / act. : 2,0 % / prév. : -0,6 % / USD/CAD – en hausse

Les ventes en gros au Canada ont augmenté de 2,0 % en décembre 2025 et se sont maintenues à ce niveau. Les estimations préliminaires indiquent un ralentissement en janvier 2026, principalement en raison d’une baisse des ventes automobiles (véhicules, pièces et accessoires). Les chiffres actuels sont provisoires et reposent sur les réponses d’environ deux tiers des entreprises interrogées. Si la publication de janvier ressort à -0,6 % comme prévu, le dollar canadien subirait des pressions.

12 mars, 15h30 / États-Unis / Permis de construire, janvier (prélim.) / préc. : 1,388 M / act. : 1,455 M / prév. : 1,410 M / USDX (indice USD à 6 devises) – en baisse

Les permis de construire aux États-Unis ont augmenté de 4,8 % en décembre 2025 pour atteindre 1,455 million, leur plus haut niveau depuis mars, portés par un gain de 20 % dans le logement multi-familial. Sur le plan régional, le Nord-Est et l’Ouest ont enregistré des hausses marquées, tandis que le Sud s’est affaibli. Malgré cet élan de fin d’année, le total annuel 2025 est resté inférieur à celui de la période précédente. Si les permis de janvier s’établissent au niveau prévu de 1,410 million, l’indice du dollar devrait s’effriter.


12 mars, 15h30 / États-Unis / Mises en chantier, janvier / préc. : 1,322 M / act. : 1,404 M / prév. : 1,350 M / USDX – en baisse

Les mises en chantier de logements aux États-Unis ont progressé de 6,2 % en décembre 2025 pour atteindre 1,404 million, dépassant les attentes et atteignant un sommet depuis juillet, ce qui signale un redressement après les creux de l’automne. Les constructions de logements individuels comme de logements multi-familiaux ont toutes deux augmenté, avec un bond particulièrement marqué dans l’Ouest (plus de 37 %). Si les mises en chantier de janvier se rapprochent de la prévision de 1,350 million, l’indice du dollar devrait poursuivre sa baisse.


12 mars, 15h30 / États-Unis / Exportations de la balance commerciale, janvier (déficit) / préc. : 292,3 Mds USD / act. : 287,3 Mds USD / prév. : 286,0 Mds USD / USDX – en baisse

Les exportations américaines ont reculé de 1,7 % en décembre 2025 pour s’établir à 287,3 milliards USD, un plus bas de quatre mois principalement dû à la faiblesse des expéditions d’or non monétaire. Les exportations de semi-conducteurs, de produits pharmaceutiques et de services de voyage ont, elles, poursuivi leur progression. Sur l’ensemble de 2025, les exportations ont augmenté de 6,2 %, portées par les livraisons de gaz naturel et les revenus de propriété intellectuelle. Si les exportations de janvier confirment la prévision de 286,0 milliards USD, l’indice du dollar devrait se détendre.

12 mars, 15h30 / États-Unis / Importations de la balance commerciale, janvier (déficit) / préc. : 345,3 Mds USD / act. : 357,6 Mds USD / prév. : 351,0 Mds USD / USDX – en baisse

Les importations américaines de biens et services ont augmenté de 3,6 % en décembre 2025 pour atteindre 357,6 milliards USD, leur plus haut niveau depuis juillet, sous l’effet de hausses des achats de matières premières industrielles, de pétrole et de composants informatiques, qui ont compensé la faiblesse de la demande en biens de consommation et produits pharmaceutiques. Le record annuel d’importations, à 4 330 milliards USD, reflète des achats anticipés avant l’introduction de droits de douane plus tôt dans l’année. Si les importations de janvier confirment la prévision de 351,0 milliards USD, l’indice du dollar devrait s’assouplir.


12 mars, 15h30 / États-Unis / Inscriptions hebdomadaires au chômage (initiales) / préc. : 213 k / act. : 213 k / prév. : 215 k / USDX – en baisse

Les nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage aux États-Unis sont restées à 213 000 fin février 2026, un niveau meilleur que les attentes du marché et nettement inférieur à la moyenne des deux dernières années. Le faible niveau persistant des licenciements maintient la stabilité du marché du travail, même si les demandes continues sont montées à 1,868 million. Un ralentissement des embauches et une diminution des offres d’emplois publics fédéraux contribuent à une dynamique de l’emploi plus modérée. Si les inscriptions montent à 215 000 comme prévu, l’indice du dollar devrait reculer.


Calendrier économique du 13 mars

13 mars, 10h00 / Allemagne / Indice des prix à la production (PPI), février / préc. : 1,5 % / act. : 1,2 % / prév. : 1,2 % / EUR/USD – volatil Les prix à la production allemands ont augmenté de 1,2 % sur un an en janvier 2026, signant une quatorzième hausse mensuelle consécutive. Le principal facteur inflationniste a été une forte envolée des prix des métaux non ferreux et minerais, en hausse de plus de 40 %. Dans l’alimentaire, les prix de la viande et de la confiserie ont progressé, tandis que ceux des céréales et des produits laitiers ont reculé. D’un mois sur l’autre, la hausse des prix a largement dépassé les attentes des analystes. Si les chiffres de février confirment la prévision de 1,2 %, la publication devrait provoquer de la volatilité sur l’euro.


13 mars, 10h00 / Royaume-Uni / Croissance du PIB, janvier / préc. : 1,2 % / act. : 0,7 % / prév. : 0,9 % / GBP/USD – en hausse L’économie britannique a progressé de 0,7 % sur un an en décembre 2025, soit sa plus faible expansion depuis la mi-2024. La croissance a nettement ralenti par rapport aux 1,2 % de novembre et est ressortie sous les attentes du marché. Le refroidissement de l’activité en fin d’année reflète un affaiblissement de la demande des ménages et des pressions extérieures. Si le PIB de janvier rebondit vers la prévision de 0,9 %, la livre devrait se renforcer.


13 mars, 10h00 / Royaume-Uni / Production industrielle, janvier / préc. : 2,3 % / act. : 0,5 % / prév. : 0,6 % / GBP/USD – en hausse La production industrielle britannique a augmenté de 0,5 % sur un an en décembre 2025. Le rythme actuel reste nettement inférieur à la moyenne historique de long terme de 1,67 %. Malgré cette progression en apparence positive, le secteur montre des signes de stagnation, dans un contexte de base de comparaison élevée. Si les chiffres de janvier confirment la prévision de 0,6 %, la livre bénéficiera d’un soutien.


13 mars, 13h00 / Zone euro / Production industrielle, janvier / préc. : 2,2 % / act. : 1,1 % / prév. : 1,4 % / EUR/USD – en hausse La production industrielle de la zone euro a progressé de 1,1 % sur un an en décembre 2025. Bien qu’elle demeure supérieure à la moyenne de long terme, cette lecture traduit un ralentissement de l’activité industrielle en fin d’année. Le secteur se redresse modérément, en s’adaptant à l’évolution des coûts de l’énergie et de la demande extérieure. Si la production de janvier atteint la prévision de 1,4 %, l’euro devrait se renforcer.


13 mars, 15h30 / Canada / Variation de l’emploi, février / préc. : 10,1 k / act. : -24,8 k / prév. : 10,0 k / USD/CAD – en baisse L’emploi au Canada a reculé de 25 000 en janvier 2026 — la plus forte baisse mensuelle depuis longtemps. Les diminutions se sont concentrées dans l’industrie manufacturière, l’éducation et le secteur public, tandis que la construction et l’agriculture ont enregistré des gains partiels. L’Ontario a subi le recul le plus marqué, faisant tomber le taux d’emploi à 60,8 %. Si la publication de février confirme la prévision de 10,0 k, le dollar canadien se renforcera.


13 mars, 15h30 / États-Unis / Croissance du PIB, T4 / préc. : 3,8 % / effectif : 4,4 % / prévision : 1,4 % / USDX – en baisse L’économie américaine a progressé de 1,4 % en glissement annuel au T4 2025, après une hausse de 4,4 % précédemment. Le ralentissement, au plus bas de l’année, s’explique par la fermeture partielle de l’administration (government shutdown), qui a fortement réduit les dépenses et l’investissement publics. Les dépenses de consommation se sont modérées et les exportations ont reculé de 0,9 %. L’investissement dans la propriété intellectuelle et les équipements a contribué à soutenir la croissance. Si la prévision de 1,4 % pour le T4 est confirmée, l’indice du dollar devrait se détendre.


13 mars, 15h30 / États-Unis / Déflateur du PIB / préc. : 2,1 % / effectif : 3,7 % / prévision : 2,8 % / USDX – en hausse Le déflateur du PIB américain a augmenté de 3,7 % en glissement annuel au T4 2025, un rythme inchangé par rapport au trimestre précédent et proche de ses plus hauts historiques, ce qui souligne la persistance des pressions inflationnistes dans l’économie. Ces niveaux élevés du déflateur reflètent des pressions sur les coûts toujours soutenues, malgré le ralentissement de la croissance globale du PIB. Si le déflateur s’aligne sur la prévision de 2,8 %, l’indice du dollar se renforcerait.


13 mars, 17h00 / États-Unis / Offres d’emploi JOLTS, janvier / préc. : 6,928 M / effectif : 6,542 M / prévision : 6,700 M / USDX – en hausse Les offres d’emploi non pourvues aux États-Unis sont tombées à 6,542 millions en décembre 2025, leur plus bas niveau depuis l’automne 2020, nettement en deçà des attentes. Le repli provient principalement du commerce de détail, de la finance et des services professionnels. La demande de main-d’œuvre a diminué dans toutes les régions, tandis que les embauches et les licenciements sont restés globalement stables. Si les offres de janvier remontent au niveau prévu de 6,700 millions, l’indice du dollar serait soutenu.


13 mars, 17h00 / États-Unis / Départs volontaires JOLTS, janvier / préc. : 3,193 M / effectif : 3,204 M / prévision : 3,260 M / USDX – en baisse Les départs volontaires ont légèrement augmenté pour atteindre 3,204 millions en décembre 2025, leur plus haut niveau depuis six mois. La hausse est concentrée dans les secteurs du commerce de détail et de l’information, tandis que les services aux entreprises enregistrent des reculs. Le taux de départ volontaire reste stable à environ 2 % pour le deuxième mois consécutif. Les disparités régionales montrent des hausses dans le Midwest compensant des baisses dans le Sud. Si les départs de janvier atteignent la prévision de 3,260 millions, l’indice du dollar se détendrait.


13 mars, 17h00 / États-Unis / University of Michigan Consumer Sentiment, mars / préc. : 56,4 / effectif : 56,6 / prévision : 55,0 / USDX – en baisse L’indice de confiance des consommateurs de l’University of Michigan est monté à 56,6 en février 2026, proche de ses plus hauts niveaux en six mois. Près de la moitié des personnes interrogées citent encore les prix élevés comme principal facteur pesant sur les finances des ménages. L’enquête met en évidence une divergence de perception : l’optimisme progresse parmi les ménages à revenu élevé, tandis que les ménages à plus faible revenu perçoivent peu d’amélioration. Les anticipations d’inflation à un an ont nettement reculé à 3,4 %, leur plus bas niveau depuis le début de l’année dernière. Si l’indice recule à 55 en mars, comme prévu, l’indice du dollar s’affaiblirait.


13 mars, 19h00 / Russie / Inflation à la consommation, février / préc. : 5,6 % / effectif : 6,0 % / prévision : 5,7 % / USD/RUB – en hausse L’inflation annuelle en Russie a accéléré à 6,0 % en janvier 2026 après une longue phase de ralentissement, sous l’effet d’une hausse de la TVA et de capacités de production contraintes, ce qui a particulièrement renchéri les prix des services. Les tensions sur les prix alimentaires sont restées modérées, seule une partie du fardeau fiscal ayant été répercutée sur les consommateurs. D’un mois sur l’autre, les prix ont augmenté de 1,6 %, confirmant une dynamique inflationniste plus forte en ce début d’année. Si le chiffre de février confirme la prévision de 5,7 %, la paire USD/RUB progressera.


12 mars, 12h30 / Royaume-Uni / Discours du gouverneur de la Bank of England, Andrew Bailey / GBP/USD 12 mars, 18h00 / États-Unis / Discours de Michelle Bowman, Board of Governors, Federal Reserve / USDX

Des interventions de hauts responsables de banques centrales sont également prévues ces jours-là. Leurs déclarations provoquent généralement de la volatilité sur le marché des changes, car elles peuvent donner des indications sur l’orientation future de la politique monétaire.


Svetlana Radchenko,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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