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Dans un récent discours, le responsable de la Federal Reserve Steven Miran a soutenu que les données encourageantes du marché du travail en janvier ne devraient pas être une raison de renoncer à de nouvelles baisses de taux d’intérêt.
Il a déclaré que le ralentissement attendu de l’inflation dans le secteur du logement, combiné aux réformes prévues, créait des conditions favorables à des baisses plus marquées du taux directeur. Depuis son entrée en fonction en septembre, Miran plaide de manière constante pour un assouplissement plus agressif que celui soutenu par nombre de ses collègues lors des réunions de politique monétaire.
Miran a indiqué qu’il était partisan de réduire les taux d’intérêt pour de nombreuses raisons et que, même si les données sur l’emploi étaient encourageantes pour l’économie, il estimait que la hausse de l’offre laissait encore de la marge pour une orientation monétaire plus accommodante.
Il a reconnu que les fortes créations d’emplois et la baisse du taux de chômage en janvier sont des signes positifs. Toutefois, Miran a souligné que ces indicateurs ne devraient pas être considérés comme un signal concluant pour définir la trajectoire monétaire future. Il a évoqué l’incertitude économique persistante et indiqué que la Fed examinerait attentivement les nouvelles données avant de prendre des décisions majeures.
Les statistiques publiées mercredi ont fait état de 130 000 emplois créés en janvier et d’un taux de chômage de 4,3 %. Ces chiffres ont atténué les craintes liées à une montée du chômage, un facteur qui avait contribué à trois baisses de taux fin 2025, comme l’a rappelé le président Jerome Powell lors d’une récente conférence de presse. En conséquence, les opérateurs ont revu à la baisse la probabilité d’une réduction de taux lors de la réunion de la Fed en juin — jusque-là considérée comme le moment le plus probable — à moins de 50 %.
Sur le plan technique, les perspectives pour EUR/USD suggèrent que les acheteurs devraient envisager de reconquérir le niveau de 1,1890. Cela ouvrirait la voie à un test de 1,1925. À partir de là, un mouvement vers 1,1957 est possible, même s’il serait difficile d’aller plus loin sans le soutien d’acteurs majeurs. L’objectif étendu se situe à 1,1994. En cas de repli, un intérêt acheteur significatif est probable autour de 1,1850. Si les acheteurs ne se manifestent pas à ce niveau, il serait prudent d’attendre un nouveau plus bas à 1,1830 ou d’ouvrir des positions longues à partir de 1,1800.
Concernant GBP/USD, les acheteurs de livre sterling devraient viser la résistance la plus proche à 1,3660. Ce n’est qu’à cette condition qu’ils pourront cibler 1,3705, au‑delà de laquelle une rupture serait difficile à obtenir. L’objectif étendu se situe autour de 1,3730. Si la paire recule, les vendeurs tenteront de reprendre la main à 1,3610. S’ils y parviennent, une cassure de cette zone porterait un sérieux coup aux positions haussières et pourrait entraîner GBP/USD vers 1,3580, avec une possibilité d’extension jusqu’à 1,3545.