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17.02.2026 06:56 PM
EUR/USD. Smart Money. La BCE exerce-t-elle une pression sur l’euro ?

La paire EUR/USD recule pour la sixième séance consécutive. Une fois de plus, nous observons une baisse très progressive de l’euro, comme si le marché n’était pas vraiment désireux de vendre l’euro et d’acheter le dollar, mais que quelque chose — ou quelqu’un — l’y contraignait. Quel est donc ce « quelque chose » ou qui est ce « quelqu’un » ? À mon sens, tout renforcement du dollar reste de courte durée. Pour l’instant, le marché ne voit pas de raisons suffisantes pour une nouvelle vague de ventes de dollars américains, de sorte que le billet vert se renforce progressivement. Sur fond de ralentissement de l’inflation, la BCE pourrait abaisser ses taux d’intérêt, et c’est la seule raison à peu près logique à la baisse de la paire.

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Sur le graphique journalier, on voit clairement que presque chaque mouvement haussier des 12 à 13 derniers mois a été plus fort et plus vif que n’importe quelle phase de baisse. Par exemple, entre le 24 décembre et le 16 janvier, le dollar a gagné environ 200 points. Toutefois, entre le 19 et le 27 janvier, il a reculé de 450 points. Ainsi, premièrement, le déséquilibre haussier 12 n’a pas été invalidé. Deuxièmement, un autre déséquilibre haussier à partir du 9 février peut être identifié, qui reste lui aussi valide. Troisièmement, il n’existe toujours aucun schéma baissier. Quatrièmement, le contexte fondamental n’apporte qu’un soutien assez discutable au dollar.

La structure du graphique continue d’indiquer une domination haussière. La tendance haussière reste intacte. Un signal haussier s’est formé dans le déséquilibre 11, puis un autre signal haussier est apparu dans le déséquilibre 12. Par conséquent, les traders peuvent conserver leurs positions longues tant que les schémas actuels ne sont pas invalidés ou qu’aucun signal baissier n’apparaît. Même dans ce cas, je ne m’attendrais pas à une appréciation significative du dollar américain.

Le contexte macroéconomique n’a ni surpris ni impressionné. L’inflation en Allemagne est restée à 2,1 % en glissement annuel, conformément à l’estimation préliminaire. Les indices ZEW des anticipations économiques pour l’Allemagne et pour la zone euro se sont révélés inférieurs aux attentes des traders. Ainsi, les attaques baissières de mardi étaient globalement justifiées. Toutefois, à mon avis, le dollar peut continuer à monter lentement — d’environ 10 pips par jour — mais il subira finalement une nouvelle chute brutale.

Depuis 6 à 7 mois, les acheteurs disposent de raisons suffisantes pour une nouvelle offensive, et ces raisons ne diminuent au minimum pas au fil des semaines. Parmi elles : les perspectives accommodantes (en tout état de cause) de la politique monétaire du FOMC, la politique générale de Donald Trump (qui n’a pas changé récemment), les tensions entre les États‑Unis et la Chine (où seule une trêve temporaire a été conclue), les manifestations aux États‑Unis sous le slogan « No kings », la faiblesse du marché du travail, le shutdown gouvernemental de l’automne (qui a duré un mois et demi), le shutdown de février, les opérations militaires américaines contre certains pays, la pression juridique exercée sur Powell, la « question du Groenland » et la détérioration des relations avec le Canada et la Corée du Sud. Par conséquent, la poursuite de la hausse de la paire me paraît pleinement justifiée.

Je ne crois toujours pas à une tendance baissière. Le contexte fondamental reste très difficile à interpréter en faveur du dollar, et je ne tente pas de le faire. La ligne bleue marque le niveau de prix en deçà duquel la tendance haussière pourrait être considérée comme achevée. Les vendeurs devraient faire reculer la paire d’environ 360 points pour l’atteindre, ce qui semble encore irréaliste compte tenu de la situation actuelle sur le plan fondamental et de la structure du graphique, où aucun schéma baissier n’est présent. La cible haussière la plus proche pour l’euro était le déséquilibre baissier à 1,1976–1,2092 sur le graphique hebdomadaire, formé en juin 2021. Ce schéma a été entièrement comblé. Au‑dessus, deux niveaux se détachent : 1,2348 et 1,2564, qui correspondent à deux sommets sur le graphique mensuel.

Calendrier économique

États‑Unis : – Permis de construire (13 h 30 UTC) – Commandes de biens durables (13 h 30 UTC) – Mises en chantier (13 h 30 UTC) – Production industrielle (14 h 15 UTC)

Le 18 février, le calendrier économique comporte quatre publications, dont deux peuvent être considérées comme relativement importantes. Le contexte d’actualités pourrait influencer le sentiment de marché mercredi, en particulier dans la seconde moitié de la journée.

Prévisions EUR/USD et conseils de trading

À mon avis, la paire reste en phase de formation d’une tendance haussière. Bien que le contexte fondamental favorise les acheteurs, les vendeurs ont lancé des attaques répétées ces derniers mois. Néanmoins, je ne vois pas de raisons réalistes pour le début d’une tendance baissière.

À partir des déséquilibres 1, 2, 4, 5, 3, 8 et 9, les traders ont eu des opportunités d’acheter l’euro. Dans tous les cas, nous avons observé une certaine progression, et la tendance haussière reste intacte. Un nouveau signal haussier s’est ensuite formé à partir du déséquilibre 11, permettant aux traders d’acheter avec un objectif à 1,1976, qui a été atteint. La semaine dernière, un autre signal haussier s’est formé dans le déséquilibre 12, offrant aux traders une nouvelle opportunité d’ouvrir des positions longues. Les objectifs formels sont 1,2348 et 1,2564. Ce signal n’a pas été invalidé.

Samir Klishi,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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