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31.03.2026 01:08 PMLa paire EUR/USD n’est pas parvenue à initier un rebond plus significatif mardi : les tentatives de reprise se sont heurtées à la zone de 1,1490, après quoi la publication d’un Indice des prix à la consommation harmonisé (HICP) de la zone euro plus faible que prévu a accentué la pression sur l’euro. En conséquence, la paire est restée proche d’un plus bas de deux semaines.
Les données d’inflation préliminaires ont montré qu’en mars, l’HICP global de la zone euro a augmenté de 2,5 % sur un an, en deçà de la prévision de 2,7 %, mais nettement au-dessus des 1,9 % enregistrés en février. La hausse mensuelle s’est accélérée à 1,2 %, contre 0,6 % le mois précédent, tandis que l’HICP de base (hors prix de l’alimentation et de l’énergie) a reculé de façon inattendue à 2,3 % sur un an, sous le consensus qui tablait sur 2,4 %.
Néanmoins, l’impact sur l’euro est resté limité : ces chiffres ne remettent pas en cause le scénario de base selon lequel la Banque centrale européenne sera probablement contrainte de relever ses taux d’intérêt dans les prochains mois, dans un contexte d’inflation persistante au-dessus de l’objectif de 2 %, encore alimentée par la hausse des prix de l’énergie liée à la guerre en Iran.
La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a confirmé la semaine dernière que l’institution est prête à durcir sa politique même si le pic d’inflation attendu s’avère temporaire, en soulignant que la banque réagira à tout écart significatif et durable par rapport à sa cible. Parallèlement, l’escalade du conflit au Moyen-Orient continue de soutenir la demande de dollar américain en tant qu’actif refuge, ce qui exerce une pression supplémentaire sur l’euro.
Selon des informations de presse, notamment du Wall Street Journal et d’autres médias, le président américain Donald Trump envisage la possibilité de mettre fin relativement rapidement à l’opération militaire, même si le détroit d’Ormuz reste fermé à la navigation. Il a toutefois réaffirmé publiquement ses menaces de frapper les infrastructures énergétiques iraniennes si Téhéran refuse de rouvrir cette voie stratégique. Dans le même temps, les autorités iraniennes ont qualifié les propositions de paix américaines d’« irréalistes » et ont rejeté la perspective de négociations directes, entretenant un niveau d’incertitude élevé et préservant le statut du dollar en tant qu’actif refuge clé.
D’un point de vue technique, la paire a trouvé un support au niveau de 1,1450 ; si ce seuil venait à céder, les cours pourraient se diriger vers le plus bas de mars. La résistance se situe au seuil psychologique de 1,1500. Une cassure au-dessus de ce niveau permettrait aux prix de venir tester la moyenne mobile simple (SMA) à 20 jours, après quoi les acheteurs auraient de meilleures chances de reprendre la main. Toutefois, tant que les oscillateurs restent en territoire négatif, les haussiers manquent de vigueur.
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