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20.04.2026 12:16 AM
XAU/USD : analyse du cours. Prévisions. En quoi la réouverture du détroit d’Ormuz a-t‑elle soutenu l’or ?
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Vendredi, à l’approche du week-end, le cours de l’or (XAU/USD) a progressé, dépassant 4 890 $ et gagnant plus de 1,50 %, se rapprochant de la moyenne mobile simple à 50 jours (SMA). Le marché a été soutenu par des signes de désescalade des tensions entre les États‑Unis et l’Iran après la réouverture du détroit d’Hormuz, ce qui a réduit les pressions inflationnistes mondiales. Parallèlement, le secteur de l’énergie a subi des pressions : les prix du pétrole brut WTI ont reculé de plus de 9 %, et le dollar américain a atteint un nouveau plus bas de six semaines.

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La faiblesse du dollar s’est accentuée à la suite des déclarations de l’Iran, parallèlement à la montée des attentes d’une résolution des tensions géopolitiques. Le rendement des bons du Trésor américain à 10 ans a également diminué, atteignant son niveau le plus bas depuis la mi-mars — en baisse de 7 points de base, à 4,246 %.

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La baisse des prix du pétrole renforce l’or et accroît les anticipations d’un possible assouplissement de la Fed en 2026.

La situation au Moyen-Orient reste un facteur clé pour les intervenants de marché, qui réagissent vivement à tout signal d’une éventuelle résolution du conflit. Un catalyseur d’actualité a été la déclaration du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, publiée sur X, indiquant que le détroit d’Hormuz reste ouvert à la navigation commerciale pour le reste de la trêve de dix jours entre Israël et le Liban, selon Reuters. Dans la foulée, Donald Trump a déclaré : « L’Iran vient d’annoncer que le détroit iranien est entièrement ouvert et prêt pour le passage. »

Cependant, malgré ces signaux positifs, un haut responsable iranien a indiqué à Reuters que de sérieux désaccords persistent entre Téhéran et Washington, notamment au sujet du programme nucléaire. Il a souligné que le maintien de l’ouverture du détroit d’Hormuz dépend directement des conditions d’un éventuel cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis.

Dans ce contexte, le WTI a poursuivi sa baisse. Le recul des prix de l’énergie a conduit les acteurs du marché à intégrer dans les cours environ 14 points de base d’assouplissement de la Fed d’ici la fin de l’année, selon les données de LSEG Workspace.

Les membres de la Réserve fédérale affichent des approches divergentes. Christopher Waller conserve une position plus « hawkish », déclarant que si l’inflation et la situation sur le marché du travail se détériorent, les taux doivent rester à leurs niveaux actuels. À l’inverse, la présidente de la Fed de San Francisco, Mary Daly, a exprimé un point de vue plus « dovish », estimant que la politique actuelle est « légèrement restrictive » et que le taux neutre se situe autour de 3 %. Elle envisage le maintien des niveaux actuels, mais note qu’une hausse de l’inflation pourrait nécessiter un resserrement, tandis qu’un règlement rapide du conflit avec l’Iran créerait les conditions pour envisager une baisse des taux.

Sur le plan technique, l’or n’est pas parvenu à franchir le seuil de 4 900 $ ni la moyenne mobile simple (SMA) à 50 jours et reste dans son ancien range. Les oscillateurs donnent des signaux mitigés, l’indice de force relative (RSI) évoluant toutefois en territoire positif, ce qui indique que les acheteurs dominent désormais le marché. Pour viser le seuil psychologique de 5 000 $, les haussiers devront percer la résistance à 4 900 $ ou la SMA à 50 jours. En cas de repli, l’or trouvera un support autour du seuil de 4 800 $, puis sur l’EMA à 14 jours, vers 4 075 $, les dernières zones de demande étant la SMA à 100 jours et la SMA à 20 jours. Au-delà, les vendeurs prendraient le contrôle du marché.

Irina Yanina,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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