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Les prix du pétrole ont de nouveau augmenté après que le président Donald Trump a renouvelé la pression sur l’Iran, exigeant un accord qui, selon lui, mettrait fin au conflit prolongé et permettrait la réouverture du détroit stratégique d’Ormuz.
Selon les dernières données, le prix du Brent a dépassé 112 $ le baril après une hausse de près de 8 % la semaine dernière, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) se rapproche de 108 $. Hier, Trump s’est exprimé sur les réseaux sociaux, déclarant que le temps pressait pour l’Iran et qu’il valait mieux pour lui agir rapidement.
Il est à noter que, depuis les premières attaques des États‑Unis et d’Israël contre l’Iran à la fin février, les prix du pétrole ont augmenté de plus de 50 %, la diminution des flux de pétrole transitant par le détroit d’Hormuz limitant les approvisionnements en provenance des producteurs du Golfe. De nombreux économistes ont souligné à plusieurs reprises que le marché est actuellement engagé dans une course contre la montre, car les facteurs qui ont contenu la hausse des prix en raison de la guerre pourraient être remis en cause si cette voie maritime vitale restait fermée jusqu’en juin. Cependant, même si le détroit est rouvert et que la guerre prend fin, il faudra au minimum six mois pour restaurer les infrastructures et normaliser les approvisionnements.
Il est clair que les annonces concernant de possibles solutions se multiplient, mais, jusqu’à présent, aucun mécanisme fiable n’a été mis en place pour éliminer totalement les risques liés aux approvisionnements passant par le détroit d’Hormuz, ce qui signifie que la prime de risque reflétée dans des prix du pétrole élevés a de fortes chances de rester inchangée.
Une pression supplémentaire sur l’offre s’est intensifiée après que l’administration Trump a laissé expirer l’exemption relative à la vente de pétrole russe, malgré la demande de l’Inde de prolonger cette mesure. Au cours du week‑end dernier, des installations énergétiques dans le golfe Persique ont été attaquées, une frappe de drone ayant provoqué un incendie dans une installation nucléaire aux Émirats arabes unis, ce qui met en évidence la fragilité du cessez‑le‑feu.
Des informations provenant de médias semi‑officiels iraniens indiquent que les deux parties au conflit restent très éloignées l’une de l’autre. Un membre du cabinet de sécurité du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Ze’ev Elkin, a déclaré que le pays est prêt à reprendre les frappes contre l’Iran si Trump en prend la décision. Il convient de noter que, depuis le début du cessez‑le‑feu le 8 avril, Trump a menacé à plusieurs reprises de reprendre les bombardements, qui avaient commencé le 28 février.
D’un point de vue technique, les acheteurs doivent reconquérir la première résistance à 113,80 $. Cela ouvrirait la voie vers 118,80 $, un seuil au‑delà duquel il sera assez difficile de progresser. L’objectif le plus ambitieux se situe dans la zone de 124,40 $. En cas de repli des cours du pétrole, les vendeurs tenteront de prendre la main à 106,00 $. Si cela se produit, une cassure de cette zone porterait un coup sévère à la position des haussiers et pourrait entraîner le pétrole vers un creux à 100,00 $, avec la possibilité de glisser jusqu’à 92,50 $.