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La paire GBP/USD a gagné près de 300 pips au cours des deux dernières semaines ; toutefois, la monnaie britannique va‑t‑elle continuer de progresser ? Il convient de noter que nous considérons la dernière envolée de la paire comme entièrement justifiée « pour services rendus ». En d’autres termes, le dollar américain tire une valeur maximale de chaque évènement en 2026, et sa hausse n’est pas toujours pleinement justifiée. De plus, on observe toujours un mouvement de range sur les unités de temps longues depuis un an, de sorte que tout mouvement à l’intérieur du canal latéral de 1,3150–1,3780 est, par nature, attendu et logique. Ainsi, la récente progression de la livre sterling ne nous surprend pas.
Cette semaine, toute l’attention du marché se portera sur deux évènements. Premièrement, le rapport sur l’inflation américaine de juin sera publié aujourd’hui. Deuxièmement, le président de la Federal Reserve, Kevin Warsh, prononcera un discours devant le Congrès américain. Fait important, ce discours aura lieu le lendemain de la publication des données sur l’inflation, ce qui permettra à Warsh de s’appuyer sur les informations les plus récentes dans son intervention. Rappelons que la principale intrigue pour le marché demeure la manière dont la Fed agira en 2026. Le mois dernier, Warsh a indiqué que les chiffres actuels de l’inflation aux États‑Unis sont inacceptables, ce que de nombreux acteurs de marché ont interprété comme la promesse de relever plusieurs fois le taux directeur. Nous ne pensons pas que la politique monétaire sera durcie sans marge de manœuvre, mais nous notons également que tout dépendra de l’inflation.
Au début du mois de juillet, nous avons appris que le marché du travail américain ralentit de nouveau, de sorte qu’une baisse simultanée de l’inflation permettra à la Fed de respirer un peu, car elle pourra compter sur un ralentissement sans mesures monétaires agressives. En revanche, si l’inflation ne ralentit que progressivement, voire pas du tout, la Fed devra procéder à au moins une ou deux hausses de taux. Ainsi, mercredi, Kevin Warsh disposera déjà des données d’inflation de juin, et nous pourrons déduire de son discours si la banque centrale américaine s’attend à un ralentissement progressif de la hausse des prix sur fond de baisse des prix du pétrole et du gaz.
Si Warsh continue de souligner que les niveaux actuels d’inflation sont inacceptables et que les chiffres réels montrent une dynamique jugée insatisfaisante pour le mois de juin, la Fed se préparera très probablement à un durcissement. Le dollar américain va‑t‑il s’apprécier dans ce cas ? Rappelons que le marché a, de fait, déjà intégré dans les prix une hausse de taux de la Fed à l’issue de la réunion de juin. Ainsi, nous ne nous attendons de toute façon à aucune hausse notable de la monnaie américaine. Toutefois, mardi et mercredi, le dollar américain pourrait être recherché, ce qui, pour la paire GBP/USD, se traduirait par une correction baissière légitime.
Nous ne prendrions pas en compte d’autres évènements pour l’instant. Le marché ne prête plus une attention soutenue à la géopolitique, et plusieurs rapports sans grande importance doivent être publiés au Royaume‑Uni. Nous continuons de penser que le range actuel est « le facteur dominant », si bien que la progression de la monnaie britannique devrait se poursuivre.
La volatilité moyenne de la paire GBP/USD au cours des cinq dernières séances de trading, au 14 juillet, est de 60 pips, ce qui correspond à un niveau « moyen-faible ». Pour le mardi 14 juillet, nous prévoyons que la paire évoluera dans une fourchette délimitée par les niveaux 1,3321 et 1,3441. Le canal supérieur de régression linéaire est orienté à la baisse, ce qui signale la poursuite d’une tendance baissière. L’indicateur CCI est entré deux fois en zone de survente et a formé deux divergences haussières, avertissant d’une possible fin de la tendance baissière. Toutefois, l’indicateur a maintenant formé une divergence baissière.
La paire GBP/USD conserve une tendance baissière, supposée constituer une correction au sein d’une tendance haussière plus large, ce qui apparaît clairement sur les unités de temps journalière ou hebdomadaire. Le contexte fondamental global reste négatif pour le dollar, mais en 2026, d’abord la géopolitique puis la position agressive (« hawkish ») de la Fed ont apporté un soutien solide à la devise américaine. Lorsque le prix est inférieur à la moyenne mobile, on pourra envisager des positions vendeuses avec des objectifs à 1,3367 et 1,3306. Au-dessus de la moyenne mobile, des positions acheteuses avec des objectifs à 1,3428 et 1,3489 pourraient être pertinentes. Les vendeurs (« bears ») sont actuellement extrêmement puissants sans raison apparente.