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13.08.2026 07:10 PM
GBP/USD – Analyse du Smart Money : l’économie britannique offre peu de raisons d’optimisme
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La paire GBP/USD continue de progresser, ce qui me semble tout à fait logique. Les statistiques sur l’économie américaine, le marché du travail et l’inflation ont mis fin au débat sur une éventuelle hausse des taux d’intérêt par le FOMC en septembre. Les Nonfarm Payrolls ont reculé pour la quatrième fois consécutive et sont passés en territoire négatif. L’économie américaine ralentit. L’inflation recule. La situation pourra évoluer avec le temps, mais à l’heure actuelle, le FOMC est bien plus proche d’une posture attentiste que de décisions agressivement restrictives. Ces dernières semaines, le marché a largement spéculé sur l’idée qu’une inflation élevée obligerait la Fed à relever ses taux. Kevin Warsh a lui aussi évoqué une inflation excessive qui doit être ramenée à son niveau cible. Cependant, comme on pouvait s’y attendre, l’inflation n’est pas le seul facteur pris en compte par l’autorité monétaire. Le marché du travail est tout aussi important pour le FOMC, et son état actuel ne peut être ignoré. Globalement, la situation de la politique monétaire de la Fed en août est devenue de plus en plus complexe. Un resserrement n’est pas possible, car l’économie et le marché du travail se refroidiraient encore davantage. Mais la Fed ne peut pas non plus se contenter d’attendre, car l’inflation pourrait repartir à la hausse. Donald Trump n’est pas disposé à faire des concessions à l’Iran, tandis que l’Iran ne voit aucune raison de négocier quoi que ce soit avec Trump. Le conflit se poursuit, le blocus du détroit d’Ormuz reste en place, et l’automne commence dans trois semaines. Une crise énergétique à quelques mois du début de l’hiver est précisément ce qu’il faut.

Comme je l’ai déjà souligné, la géopolitique n’a plus d’effet positif sur le dollar, les négociations entre les États-Unis et l’Iran étant complètement dans l’impasse. Officiellement, Téhéran ne négocie qu’avec Oman. Il reste difficile de savoir ce que ces discussions donneront en termes de fin du conflit et de réouverture du détroit d’Ormuz. L’Iran pourrait parvenir à un accord avec Oman sur les modalités de contrôle du détroit d’Ormuz, mais comment cela permettrait-il de régler le conflit avec les États-Unis et de lever le blocus américain du détroit ?

Au début de la semaine, le pétrole est monté à 92 $ le baril. Si la situation commence à évoluer selon le scénario le plus pessimiste, le pétrole continuera de grimper et reviendra tester les sommets de mars–mai. Dans ce cas, l’inflation aux États-Unis ou au Royaume-Uni repartira à la hausse. Si la situation suit un scénario optimiste, les prix du pétrole reviendront dans une fourchette de 60–70 $ le baril. Dans ce cas, la Fed n’aurait peut-être pas besoin de resserrer sa politique monétaire, tandis que la Bank of England n’est déjà plus réellement contrainte par un problème d’inflation élevée. Toutefois, pour l’instant, c’est la Fed qui ne parvient pas à se résoudre à adopter une posture hawkish, alors que la Bank of England, au contraire, est prête à resserrer sa politique monétaire si l’inflation se remet à accélérer, même si rien ne l’indique à ce stade.

L’analyse graphique met en évidence une nouvelle impulsion haussière. À l’heure actuelle, les traders disposent de deux déséquilibres haussiers (24 et 25) qui peuvent être envisagés comme opportunités d’achat. Le déséquilibre 24 a déjà généré un signal haussier sur lequel les traders pouvaient intervenir. Il n’existe actuellement aucune configuration baissière. Aucun balayage de liquidité n’a été observé récemment.

Le contexte économique de jeudi aurait pu poser problème à la livre, mais il aurait également pu la soutenir. Au final, ni l’un ni l’autre ne s’est produit. Le rapport sur le PIB britannique du deuxième trimestre s’est révélé légèrement meilleur que prévu, tandis que les chiffres de la production industrielle de juin au Royaume-Uni se sont montrés un peu inférieurs aux attentes du marché. L’indice des prix à la production américain n’avait guère d’importance, publié au lendemain du rapport sur l’inflation.

Le contexte fondamental global reste tel que, à long terme, je ne vois aucun autre scénario qu’une baisse de la devise américaine. La guerre entre l’Iran et les États-Unis n’a rien changé à cet égard. La possibilité de hausses de taux de la Fed en 2026 n’y a rien changé non plus. Les développements géopolitiques ont poussé le marché à se rappeler, pendant quelques mois, du statut de valeur refuge du dollar, mais le conflit a déjà dépassé sa phase active. Les probabilités de resserrement de la politique monétaire du FOMC ont nettement diminué ces dernières semaines, ce qui pèse sur le dollar. Ainsi, à mon sens, toute hausse de la devise américaine est temporaire et dictée par des facteurs de court terme. Je ne vois aucune raison d’anticiper une nouvelle impulsion baissière marquée.

Calendrier économique pour les États-Unis et le Royaume-Uni :

  • États-Unis – Variation des ventes au détail (12h30 UTC).
  • États-Unis – Indice de confiance des consommateurs de l’University of Michigan (14h00 UTC).

Le 14 août, le calendrier économique ne comporte que deux publications, dont aucune n’est particulièrement importante. L’influence du contexte économique sur le sentiment de marché vendredi pourrait être limitée, y compris dans la seconde moitié de la journée.

Prévisions GBP/USD et recommandations de trading :

Les perspectives à long terme pour la livre restent haussières. Après les balayages de liquidité des deux derniers swings, les acheteurs ont entamé une avancée, suivie d’un repli correctif, puis d’une nouvelle attaque haussière. À court terme, je m’attends à ce que la livre poursuive sa hausse, la probabilité d’un resserrement de la politique monétaire du FOMC étant actuellement extrêmement faible. Si les vendeurs lancent une nouvelle offensive, des configurations baissières seront nécessaires pour envisager des positions short, mais il n’y en a pas pour l’instant. Les acheteurs ont reçu un signal d’achat à partir du déséquilibre 24, qui reste valide. Les objectifs de hausse pour la livre sont les sommets du 15 juillet et du 1er mai à 1,3557 et 1,3656 respectivement, le premier objectif ayant déjà été presque atteint. Le swing à 1,3557 doit être surveillé de près, car un balayage de liquidité pourrait s’y produire. Si tel est le cas, la paire pourrait connaître un certain repli.

Samir Klishi,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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