Voir aussi
Le virage restrictif de la Fed exerce une pression significative sur l’or. La principale raison du recul de l’or a été les déclarations de Kevin Warsh lors du symposium de Jackson Hole vendredi. Il a indiqué que la banque centrale pourrait devoir continuer à relever les taux en l’absence de confiance dans un retour durable de l’inflation vers l’objectif de 2 %. Les marchés ont réagi immédiatement : la probabilité d’une hausse de taux lors de la réunion du FOMC des 15‑16 septembre a bondi à environ 65‑66 %, contre près de 40 % une semaine plus tôt. Cela a entraîné une hausse des rendements des obligations du Trésor à 10 ans à leurs plus hauts niveaux depuis janvier 2025, ainsi qu’un renforcement de l’indice du dollar américain.
Risques d’inflation liés au pétrole. La reprise des actions militaires entre les États‑Unis et l’Iran dans le détroit d’Ormuz a fait grimper les cours du pétrole, accentuant les inquiétudes inflationnistes. Dans le contexte de marché actuel, cela est perçu comme un facteur qui renforce les arguments de la Fed en faveur d’un resserrement de la politique monétaire, ajoutant de la pression sur l’or, qui ne génère pas de rendement. La hausse des prix du pétrole l’emporte sur la demande traditionnelle d’or en tant que valeur refuge.
Soutien structurel par la demande. Malgré la pression à court terme, Goldman Sachs et Wells Fargo confirment leurs prévisions positives, anticipant une hausse des prix vers 4900,00 d’ici la fin 2026. Ils attribuent cela aux achats continus d’or par les banques centrales, à la diversification des réserves et à une demande soutenue des investisseurs asiatiques. Wells Fargo souligne également que ces facteurs créent un « plancher » pour les prix, en dépit des obstacles cycliques.
La configuration technique reste majoritairement baissière. Le prix consolide à proximité d’une zone de support clé et, au moment de la publication, les indicateurs signalent une « forte vente » (“Strong Sell”). Cependant, le prix reste au-dessus des principales moyennes mobiles (50, 144 et 200 jours), ce qui préserve le potentiel d’une reprise de la hausse.
| Date | Événement | Impact attendu sur XAU/USD |
|---|---|---|
2 sept. | ADP Employment Change | Indicateur avancé des NFP ; des chiffres robustes renforceront les anticipations hawkish |
4 sept. | Rapport NFP sur l’emploi | ÉVÉNEMENT CLÉ. Des données solides peuvent entraîner de nouvelles baisses |
11 sept. | Données CPI américaines | Facteur décisif pour la Fed. Une inflation élevée accentuera les pressions |
15–16 sept. | Réunion du FOMC | Hausse de taux = pression significative sur XAU/USD |
L’or traverse une correction marquée après le rallye d’août, alimentée par un changement brutal des anticipations concernant le taux de la Fed. La pression sur le métal reste élevée, et les données clés sur l’emploi et l’inflation publiées cette semaine seront déterminantes pour la trajectoire de court terme de XAU/USD.
Le trading aux niveaux actuels est risqué. Le scénario privilégié consiste à vendre sur cassure du support à 4 365,00 $, avec des objectifs à 4 295,00–4 300,00 $ et un stop-loss au-dessus de 4 400,00 $.
Des positions vendeuses peuvent être ouvertes en cas de cassure de 4 350,00 $, avec des objectifs à 4 315,00 $ et 4 300,00 $.
Des positions acheteuses ne peuvent être envisagées qu’en cas de reprise et de consolidation au-dessus de 4 400,00 $, avec des objectifs à 4 450,00 $ et 4 500,00 $.
Les replis potentiels vers la zone 4 200,00–4 250,00 $ peuvent être mis à profit pour une accumulation prudente de positions longues.
Wells Fargo et Goldman Sachs voient toujours un potentiel de hausse vers 4 900,00–5 100,00 $ d’ici la fin 2026.
Tenez compte de la volatilité accrue à l’approche de la publication des données NFP et CPI.
Respectez strictement les stop-loss, en particulier lors du trading en zones de survente.
Surveillez la situation géopolitique — des escalades inattendues peuvent déclencher des retournements brusques.