empty
 
 
11.02.2026 01:41 PM
Quand faut-il s’attendre à une nouvelle vague d’inflation dans la zone euro ?

Alors que l’euro s’est rapidement renforcé face au dollar américain, produisant de puissants effets désinflationnistes, la Banque centrale européenne prévoit que la croissance des salaires dans la zone euro n’accélérera qu’au second semestre de l’année, ce qui conforte l’idée que les taux d’intérêt pourraient rester inchangés pendant une période prolongée en 2026.

This image is no longer relevant

Le rapport sur les salaires de la BCE prévoit une hausse des rémunérations de 2,7 % en rythme annuel au quatrième trimestre, après 2,6 % au troisième. Bien que ce chiffre soit très inférieur au pic de plus de 5 % observé en 2024, il reste plus élevé que la précédente prévision pour la première moitié de l’année. La BCE indique que cette accélération de la croissance annuelle des salaires est liée à l’estompement de l’effet mécanique exercé par les importantes primes exceptionnelles versées en 2024 mais pas en 2025. Ces effets mécaniques devraient se dissiper au cours de l’année 2026.

Dans ce contexte, la projection de la BCE d’une croissance plus rapide des salaires au second semestre revêt une importance particulière. L’accélération des salaires est considérée comme l’un des moteurs potentiels de l’inflation susceptible de conduire à une réévaluation ultérieure de la politique monétaire. Toutefois, si la croissance des rémunérations ne s’accélère qu’au second semestre, la banque centrale dispose d’une certaine marge pour maintenir son approche actuelle, plutôt non interventionniste.

La confiance des responsables dans la stabilisation de l’inflation à 2 % repose en partie sur un ralentissement de la progression des salaires, qui allégerait les pressions sur les prix dans le secteur des services, très intensif en main-d’œuvre. La présidente Christine Lagarde a récemment indiqué qu’elle suivait de très près l’évolution des salaires dans un contexte d’incertitude persistante.

La BCE, qui a laissé ses taux d’intérêt inchangés la semaine dernière, considère les salaires comme un possible déclencheur inflationniste en raison de leur impact sur les prix des services. Dans le même temps, l’appréciation récente de l’euro pourrait exercer un fort effet désinflationniste, compensant ainsi les préoccupations liées à la hausse des prix dans le secteur des services.

L’euro n’a pas réagi à la publication du rapport.

Sur le plan technique, la configuration de EUR/USD suggère que les acheteurs devraient chercher à reprendre le niveau de 1,1925. Cela ouvrirait la voie à un test de 1,1957. À partir de là, un mouvement vers 1,1994 est possible, même s’il serait difficile d’aller plus loin sans le soutien d’acteurs majeurs. L’objectif étendu se situe à 1,2037. En cas de repli, un intérêt acheteur significatif est probable autour de 1,1890. Si les acheteurs ne se manifestent pas à ce niveau, il serait prudent d’attendre un nouveau plus bas à 1,1858 ou d’envisager des positions longues à partir de 1,1832.

Concernant GBP/USD, les acheteurs doivent s’emparer de la première résistance à 1,3698. Ce n’est qu’à cette condition qu’ils pourront viser 1,3730, au-dessus de laquelle une cassure serait difficile à obtenir. L’objectif étendu se situe autour de 1,3757. En cas de baisse de la paire, les vendeurs tenteront de prendre la main à 1,3660. S’ils y parviennent, une rupture de cette zone porterait un sérieux coup aux positions haussières et pourrait entraîner un repli de GBP/USD vers 1,3625, avec un potentiel d’extension jusqu’à 1,3585.

Jakub Novak,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

Recommended Stories

Can't speak right now?
Ask your question in the chat.