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25.02.2026 12:46 AM
Le dollar reste dans le vert

L’annulation des droits de douane par la Cour suprême a semé la panique mais n’a pas changé les règles du jeu. Donald Trump n’a aucune intention d’abandonner ses politiques protectionnistes et impose de nouveaux droits d’importation de 10 %, tout en menaçant de les porter à 15 %. Parallèlement, l’existence d’autres prélèvements perturbe l’accord commercial entre les États-Unis et l’Union européenne. Bruxelles avertit que le montant total des droits appliqués à certains produits dépasse le plafond établi de 15 %.

L’UE adopte la bonne attitude. Il est évident que personne ne souhaite une guerre commerciale. Certes, la Cour suprême a lié les mains de Trump. Le président ne peut plus relever les droits à sa guise comme auparavant. Cependant, si l’Union européenne devait riposter, la fameuse Emergency Powers Act pourrait être activée, compliquant la situation pour Bruxelles.

Selon Bloomberg, le taux moyen effectif des droits de douane devrait passer de 13,6 % à 10,2 % à la suite de la décision de la Cour suprême, avec le nouveau prélèvement fixé à 10 %. Si Trump met sa menace à exécution et relève les droits à 15 %, ce taux atteindrait 12 %.

Taux effectif des droits de douane aux États-Unis

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Si les chiffres eux-mêmes ne changeront peut-être pas beaucoup, l’impact sur les pays sera, lui, considérable. Les pays qui profitaient de droits de douane à l’importation plus faibles, comme Singapore, l’Italie et le Royaume-Uni, se retrouveront automatiquement perdants. À l’inverse, le Brésil, l’Inde et la Chine, qui étaient auparavant les plus touchés, pourraient avoir des raisons de se réjouir.

Sur le marché du Forex, le principal bénéficiaire semble être le dollar américain. Si les droits de douane pesaient principalement sur les épaules des Américains, comme le montrent les recherches de la New York Fed, leur réduction profitera à l’économie américaine.

Principaux fournisseurs de biens aux États-Unis

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Les facteurs géopolitiques exercent une pression sur l’euro. L’échéance de l’ultimatum de Trump à l’Iran approche progressivement. Si Téhéran ne cède pas, les risques de conflit armé au Moyen-Orient augmenteront fortement. Le pétrole réagira probablement en poursuivant son rally. Selon ING, une hausse de 5 dollars par baril des prix du Brent entraîne une baisse de 1 % de l’EUR/USD. Ainsi, si le brut de la mer du Nord dépasse 85 dollars, la principale paire de devises pourrait tomber autour de 1,14.

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Le soutien au dollar américain est renforcé par l’intention de Christopher Waller de s’abstenir de voter en faveur d’une baisse de taux lors de la réunion de mars du Federal Open Market Committee, à moins qu’une nette dégradation du marché du travail ne survienne. Auparavant, ce responsable avait soutenu l’idée d’un assouplissement de la politique monétaire lors de chacune des quatre dernières réunions. Si Kevin Warsh prend la présidence, il pourrait peiner à rassembler suffisamment de « colombes » pour relancer un cycle d’expansion monétaire. Cela est de bon augure pour le billet vert.

D’un point de vue technique, sur le graphique quotidien de l’EUR/USD, les « baissiers » tentent de valider une configuration de type pin bar avec une longue ombre supérieure. La rupture de son point bas, situé aux alentours de 1,1765, ouvrirait la voie à un renforcement des positions vendeuses déjà établies sur l’euro face au dollar américain depuis le niveau de 1,1835.

Marek Petkovich,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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