Voir aussi
Vendredi, la paire EUR/USD a rebondi à partir du niveau de retracement Fibonacci de 50,0 % à 1,1630, a progressé vers le niveau de Fibonacci de 38,2 % à 1,1682, a rebondi à partir de celui-ci et s’est retournée en faveur du dollar américain. Par conséquent, la nouvelle semaine pourrait débuter par une baisse en direction du niveau de 1,1630. Un rebond depuis ce niveau soutiendrait l’euro et la reprise de la progression vers les niveaux de 1,1682 et 1,1746. Une consolidation en dessous du niveau de 1,1630 permettrait aux traders d’anticiper la poursuite du repli vers le niveau de retracement Fibonacci de 61,8 % à 1,1578.
La structure des vagues sur le graphique horaire reste actuellement simple. La dernière vague baissière achevée n’a pas dépassé le précédent creux, tandis que la nouvelle vague haussière a franchi le sommet précédent. Ainsi, la tendance s’est inversée à la hausse. Les acheteurs ne pourront poursuivre leur progression que si l’Iran et les États-Unis signent un accord intérimaire, cessent de violer les conditions du cessez-le-feu et que le détroit d’Hormuz est rouvert dans un avenir proche.
Le contexte d’actualité de vendredi n’était pas totalement inexistant, mais le marché a une fois de plus clairement montré qu’il ne s’intéresse pas aux statistiques économiques de routine. La publication la plus importante, le rapport sur l’inflation en Allemagne, a surpris les marchés avec un chiffre de 2,6 % en glissement annuel, contre 2,9 % attendu. Ainsi, malgré la forte hausse des prix de l’énergie provoquée par le conflit au Moyen-Orient, l’inflation en Allemagne ralentit, comme c’est également le cas au Royaume-Uni.
Bien sûr, un seul mois ne fait pas une tendance. Les tensions sur les prix pourraient persister jusqu’à la fin de l’année, et la réouverture du détroit d’Hormuz ainsi que la fin du conflit ne ramèneront pas les prix à leurs niveaux de janvier en quelques semaines. Néanmoins, le recul de l’inflation allemande est sans aucun doute un facteur négatif pour l’euro, car la Banque centrale européenne pourrait commencer à s’interroger sur la nécessité de durcir sa politique monétaire lors de sa réunion de juin.
Le prochain rapport sur l’inflation en zone euro, attendu plus tard cette semaine, devrait apporter davantage de clarté. Si l’inflation continue d’accélérer en Europe, la BCE pourrait procéder à une hausse de taux en juin. Un tel scénario soutiendrait à la fois l’euro et le sentiment haussier du marché.
Sur le graphique 4 heures, la paire continue d’évoluer entre le niveau de retracement de Fibonacci de 23,6 % à 1,1569 et le niveau de retracement de 38,2 % à 1,1667. Le marché ne se précipite pas pour ouvrir de nouvelles positions ni pour tirer des conclusions. À l’heure actuelle, je recommande de se concentrer principalement sur le graphique horaire, car les mouvements de prix sont restés relativement faibles ces dernières semaines. Aucune divergence émergente n’est actuellement observée sur aucun indicateur.
Rapport Commitments of Traders (COT) :
Au cours de la dernière semaine de reporting, les traders professionnels ont clôturé 10 196 positions longues et 6 109 positions courtes. En l’espace de sept semaines, en février et mars, l’écrasante supériorité des acheteurs a disparu en raison de la guerre en Iran, tandis que, au cours des neuf dernières semaines, la situation s’est stabilisée dans le sillage de la suspension des hostilités au Moyen‑Orient. Le nombre total de positions longues détenues par les spéculateurs s’élève actuellement à 223 000, contre 193 000 positions courtes. L’écart se creuse à nouveau en faveur de l’euro.
Dans l’ensemble, dans une perspective de long terme, les principaux acteurs du marché continuent de considérer l’euro de manière favorable. Naturellement, divers événements mondiaux — qui n’ont pas manqué ces dernières années — continuent d’influencer le sentiment des investisseurs. En particulier, l’attention du marché reste concentrée sur le Moyen‑Orient, où le conflit n’a été que suspendu, et non réglé. Par conséquent, à court terme, l’euro et le dollar devraient être davantage influencés par l’évolution de la situation en Iran que par la politique monétaire de la Federal Reserve ou de la BCE, ou encore par les statistiques économiques.
Calendrier des publications pour les États‑Unis et la zone euro :
Le calendrier économique du 1er juin comprend trois événements, l’indice ISM se distinguant comme le plus important. Le contexte macroéconomique pourrait influer sur le sentiment de marché au cours de la deuxième moitié de la séance de trading de lundi.
Prévisions et conseils de trading sur EUR/USD :
Des positions courtes pourraient être ouvertes à la suite d’un rebond à partir du niveau de 1,1682 sur le graphique horaire, avec des objectifs à 1,1630 et 1,1578. Ces positions peuvent rester ouvertes aujourd’hui. Des positions longues pourraient être envisagées après une clôture au‑dessus, puis un rebond à partir du niveau de 1,1630, avec des objectifs à 1,1682 et 1,1745. Le premier objectif a déjà été atteint. De nouvelles positions longues peuvent être envisagées soit sur rebond à partir du niveau de 1,1630, soit après une clôture au‑dessus de 1,1682.
Les niveaux de retracement de Fibonacci sont tracés de 1,1409 à 1,1850 sur le graphique horaire et de 1,2081 à 1,1411 sur le graphique 4 heures.