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02.06.2026 12:43 AM
Le pétrole prend en compte des risques bilatéraux

Le conflit au Moyen-Orient est aujourd’hui plus proche de sa fin que de son début. Cette situation contribue au recul du Brent. Le mois de mai a été le pire mois pour cette référence de la mer du Nord depuis mars 2020. La diminution de la prime de risque géopolitique, sur fond de rumeurs d’un accord imminent entre les États-Unis et l’Iran, exerce une pression importante sur le Brent. Toutefois, Goldman Sachs estime que les risques sont désormais à double sens.

Les investisseurs haussiers sur le Brent conservent néanmoins leurs espoirs. Plus les négociations entre Washington et Téhéran se prolongent, moins il reste de temps avant que les stocks mondiaux de pétrole brut ne tombent à des niveaux critique. Cela devrait se traduire par une hausse des prix. Les parties en sont au stade d’échanges de propositions sur les détails du futur accord. Il existe un risque que l’une d’elles se déclare insatisfaite et que les négociations déraillent. Enfin, malgré le cessez-le-feu, les affrontements entre les adversaires se poursuivent.

Dynamique des importations de pétrole de la Chine

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Goldman Sachs n’exclut pas que les problèmes d’offre continuent de s’aggraver, entraînant une hausse des prix du Brent. Cependant, un autre scénario est possible : une baisse de la demande, qui, au contraire, ferait reculer les prix. Le meilleur remède contre des prix élevés, ce sont justement des prix élevés, qui finissent par réduire la consommation. Ce mécanisme est particulièrement rapide en Chine, qui a nettement diminué ses importations d’or noir.

Avant le conflit au Moyen-Orient, la Chine, avec son appétit insatiable pour le pétrole, jouait le rôle de tampon contre la hausse des prix. Mais le moment est venu où l’orientation de la Chine vers les véhicules électriques a rendu inutile l’importation de quantités aussi importantes d’or noir qu’auparavant, surtout à ces niveaux de prix. Les raffineries ont fortement réduit leurs achats et leur production, car elles tournaient auparavant à des volumes bien supérieurs à la demande des consommateurs.

En conséquence, grâce à la forte réduction des importations chinoises et à la hausse substantielle des exportations américaines, la flambée du Brent a été contenue. Si la Chine ne revient pas à ses anciens volumes d’achats, le pétrole risque de retomber sous ses niveaux d’avant-guerre. Une condition nécessaire serait toutefois la résolution du conflit au Moyen-Orient.

La question est de savoir à quel rythme cela se produira. Goldman Sachs formule une prévision prudente d’un prix moyen de 90 dollars par baril pour le brut de la mer du Nord en 2026, en soulignant l’existence de risques dans les deux sens.

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Ainsi, le pétrole pourrait grimper si les États-Unis et l’Iran ne parviennent pas à sortir de l’impasse et si les stocks mondiaux tombent à des niveaux critiques. À l’inverse, l’or noir pourrait reculer si la demande mondiale se contracte en raison de prix excessivement élevés et d’une diminution des besoins de la Chine en pétrole brut.

D’un point de vue technique, sur le graphique journalier, le Brent montre que les acheteurs tentent de réagir à une barre en doji et de lancer une contre‑attaque. Toutefois, le sentiment de marché reste baissier. Cela plaide en faveur de ventes du brut de la mer du Nord sur rebond, avec un retournement ultérieur à partir de la résistance à 99 $ le baril, ou d’une baisse vers le support à 92,9 $ suivie d’un test concluant de ce niveau.

Marek Petkovich,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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