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Le principal facteur de frein pour les acheteurs a été le renforcement local du dollar américain : l’indice du dollar américain (USDX) a progressé de 0,20 %, se stabilisant autour de 100,80.
Contexte fondamental : le soutien structurel demeure
Malgré la correction à court terme, les facteurs fondamentaux restent favorables à l’or.
Les banques centrales continuent d’augmenter leurs réserves
Selon les données du World Gold Council, les banques centrales ont acheté 41 tonnes d’or en mai, et une enquête a montré que près de 90 % des personnes interrogées s’attendent à une hausse des réserves d’or au cours de l’année à venir. La Chine a augmenté ses réserves pour le 19ᵉ mois consécutif, ajoutant 320 000 onces en mai.
La demande institutionnelle reste élevée
Le dernier rapport de la European Central Bank a confirmé que l’or a officiellement dépassé les bons du Trésor américain dans les réserves mondiales. Cela reflète une tendance de long terme à la diversification des réserves vers les métaux précieux.
Politique monétaire de la Fed et statistiques macroéconomiques
Les faibles données de juin sur l’emploi non agricole aux États-Unis (Nonfarm Payrolls), qui n’ont montré une augmentation que de 57 000 emplois contre une prévision de 110 000, ont signalé un refroidissement de l’économie américaine. Cela a conduit les investisseurs à revoir à la baisse leurs anticipations d’un relèvement immédiat des taux par la Fed (la probabilité d’un mouvement en juillet est tombée à 22 %). Toutefois, selon l’outil CME FedWatch, les traders intègrent encore un scénario de resserrement de la politique monétaire avec une probabilité de 56 % en septembre et d’environ 77 % d’ici la fin de 2026.
Les anticipations d’une période prolongée de taux directeurs élevés et restrictifs soutiennent les rendements libellés en dollar et limitent le potentiel de croissance de l’or, qui ne génère pas d’intérêts.
Tensions géopolitiques et facteur pétrolier :
Malgré un accord temporaire de 60 jours entre les États-Unis et l’Iran, les tensions autour du détroit d’Ormuz restent élevées. Téhéran prévoit d’introduire de nouveaux frais de transit pour les navires, ce que Washington rejette. Ce risque stimule un afflux de capitaux vers le dollar américain, valeur refuge. En parallèle, la baisse des prix du pétrole (CitiBank prévoyant un recul du Brent à 60 $ le baril d’ici la fin de l’année, dans un contexte de hausse de la production de l’OPEP+ de 188 000 barils par jour à partir d’août) atténue sensiblement les risques d’inflation mondiale, réduisant la nécessité pour les banques centrales de resserrer agressivement leur politique monétaire.
Les prévisions des grandes banques restent haussières
Brève analyse technique
Le tableau technique de la paire XAU/USD en graphique journalier indique une phase de consolidation et une perte temporaire de momentum directionnel, tandis que l’actif conserve une structure haussière à long terme.
Moyennes mobiles exponentielles (EMA 50, 144, 200) : les cotations XAU/USD se maintiennent au-dessus des principales lignes de support à long terme. L’EMA 200 semaines (3125,00) constitue la base fondamentale de la tendance haussière de long terme. Une cassure à la hausse des EMA 50, 144 et 200 jours indique que le repli actuel n’est, pour l’instant, qu’une correction profonde.
Le Relative Strength Index (RSI) sur le graphique quotidien évolue autour du niveau 45. La position de l’indicateur sous le seuil neutre des 50 signale un avantage à court terme pour les vendeurs et un manque de conviction directionnelle forte chez les acheteurs pour le moment.
Le Stochastic Oscillator sur les unités de temps plus courtes (y compris H4) montre une sortie de la zone de surachat et s’oriente à la baisse, ce qui justifie techniquement le repli intrajournalier actuel à partir des sommets de la session asiatique et ouvre la voie à de nouveaux tests des supports locaux. Sur le graphique quotidien, le Stochastic est sorti de la zone de surachat et, conjointement avec l’histogramme ascendant de l’OsMA, confirme que des tentatives de reprise des prix restent possibles, mais que le marché manque encore d’un catalyseur décisif pour instaurer une dynamique haussière durable.
| Date | Événement | Prévision / Attente | Impact attendu sur XAU/USD |
|---|---|---|---|
| 6 juillet | ISM Services PMI | Baisse attendue à 54,2 | Statistiques faibles = soutien pour l’or ; fortes = pression |
| 8 juillet | Publication des Minutes du FOMC | — | Signaux « dovish » = soutien ; « hawkish » = pression |
| 14 juillet | Données d’inflation américaines (CPI) | — | Accélération de l’inflation = pression sur l’or ; ralentissement = soutien |
À court terme, l’orientation de XAU/USD sera déterminée par de nouveaux catalyseurs économiques en provenance des États‑Unis. Les investisseurs se concentreront sur l’ISM Services PMI publié lundi, dont le recul est prévu de 54,5 à 54,2. Si les données se révèlent inférieures aux attentes, cela confortera l’hypothèse d’un ralentissement économique, renforcera les anticipations dovish concernant la Réserve fédérale et exercera une pression sur le dollar, poussant l’or de nouveau à la hausse. À l’inverse, des données solides et des Minutes du FOMC au ton hawkish (publiées mercredi) pourraient prolonger la correction actuelle du métal.
Cependant, compte tenu de la prime géopolitique et des achats des banques centrales, la voie de moindre résistance pour l’or à moyen terme reste orientée à la hausse. L’or se trouve actuellement dans une phase favorable de rebond correctif, soutenue par l’allègement des anticipations sur les taux de la Fed et par une demande structurelle persistante. Néanmoins, les indicateurs techniques suggèrent une possible consolidation à court terme. La zone clé pour déterminer les tendances futures demeure 4100,00–4235,00. Les données d’inflation (CPI) du 14 juillet et la réunion du FOMC du 29 juillet seront décisives pour le prochain mouvement significatif.
Priorité aux positions longues au‑dessus de 4266,00 avec des objectifs à 4300,00–4335,00. Les positions courtes ne devraient être envisagées qu’en cas de rupture sous 4100,00.
Considérez les corrections vers la zone 4100,00–4000,00 comme une opportunité d’entrer en positions longues. L’accent principal reste mis sur les facteurs de soutien structurels (demande des banques centrales, risques géopolitiques).
Faites preuve de prudence en raison de la forte volatilité. La taille des positions ne doit pas dépasser 2–3 % de votre capital de trading.