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07.07.2026 08:07 AM
Calendrier du trader du 7 au 10 juillet
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« S’ils nous battent, ils pourront vraiment en être fiers. Sinon, s’ils nous battent, eh bien — au minimum, je dirai que tout était truqué, comme l’élection de 2020 », — cette remarque scandaleuse a été faite par Trump avant le match des huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026 entre les États-Unis et la Belgique. Cette déclaration a été précédée d’une décision sans précédent de la FIFA, prise sous la pression personnelle de Trump, de suspendre la disqualification de l’attaquant Folarin Balogun. L’attaquant avait reçu un carton rouge direct pour un tacle dangereux lors du match contre la Bosnie-Herzégovine et devait automatiquement manquer cette rencontre cruciale de la phase à élimination directe.

Après un appel téléphonique direct du chef de l’État au président de l’organisation sportive, la FIFA a invoqué l’article 27 de son Code disciplinaire et a suspendu la sanction pendant un an avec sursis. Trump a qualifié cette mesure de correction d’une grande injustice, tandis qu’une Belgique outrée a immédiatement déposé des recours officiels. Selon le média sportif influent The Athletic, la Fédération royale belge de football a déjà obtenu le droit de contester formellement ce verdict controversé de la FIFA. Afin d’éliminer tout conflit d’intérêts, la plainte sera examinée par un membre de commission indépendant, sans lien avec les fédérations européennes ou américaines.

Entre-temps, le dangereux précédent établi par Trump a déclenché une réaction en chaîne parmi les autres participants au Mondial. La Fédération Française de Football a exigé en urgence que la FIFA annule le carton jaune de Michael Olise, reçu lors du huitième de finale contre le Paraguay, afin que le milieu de terrain puisse affronter le Maroc sans la menace d’une suspension. Parallèlement, un membre du Parlement britannique a adressé une lettre ouverte à Gianni Infantino pour demander l’annulation du carton rouge de Jarrell Quans, brandi après l’intervention de la VAR pour un tacle dangereux lors du match Angleterre–Mexique.

Le monde a brûlé 1 milliard de barils de pétrole, mais la menace d’une nouvelle crise grandit

L’économie mondiale a étonnamment bien encaissé la perte de plus d’un milliard de barils de pétrole depuis le début de la guerre avec l’Iran. Toutefois, l’absence de paix durable et l’érosion progressive des réserves alimentent un risque bien réel de nouveaux chocs de prix. Le transit des pétroliers dans le couloir protégé par les États-Unis, dans le détroit d’Ormuz, se rétablit lentement, malgré les manœuvres chaotiques des navires au cours du week-end. Le mouvement de six pétroliers de pétrole et de gaz a été enregistré au large des côtes omanaises, mais cela ne représente que la partie émergée de l’iceberg, de nombreux capitaines coupant volontairement leurs transpondeurs pour échapper aux radars. Les forces navales occidentales avertissent que le niveau de danger dans la région demeure « significatif » et que la partie centrale du détroit reste minée, obligeant certains navires plus petits à longer davantage les côtes iraniennes.

Les routes logistiques dans ces eaux restent totalement imprévisibles, les armateurs cherchant par tous les moyens à éviter d’attirer l’attention des forces iraniennes. Vendredi et samedi, au moins huit grands navires ont effectué des demi-tours d’urgence sur la route d’Oman ; quatre d’entre eux ont ensuite mis le cap vers le nord, en direction du couloir iranien, et sont parvenus à sortir de la zone de danger. Certains pétroliers de classe Suezmax préfèrent traverser « à l’aveugle », n’activant leurs systèmes de suivi satellitaire qu’une fois qu’ils ont atteint les eaux sûres du Golfe d’Oman. Selon la société d’analyses Kpler, 19 navires ont traversé le détroit d’Ormuz dans les deux sens samedi, contre 13 vendredi, mais un seul d’entre eux a diffusé ouvertement son signal au large des côtes omanaises — ce qui prouve l’ampleur du trafic « fantôme » dissimulé.

Officiellement, Téhéran continue d’imposer ses propres règles, affirmant que tout transit maritime doit se faire exclusivement par les couloirs approuvés par la République islamique. Le Joint Maritime Information Center (JMIC) a confirmé les pressions constantes exercées par la marine iranienne sur la flotte commerciale. Tout au long du conflit, les équipages tentant de quitter le golfe Persique se sont régulièrement vu ordonner par radio de stopper, et les forces iraniennes ont ouvert le feu sur ceux qui ignoraient ces ordres. Aujourd’hui, la disposition des compagnies de transport de pétrole à accepter des risques militaires considérables dans ce passage étroit est un facteur décisif pour la stabilisation du marché mondial de l’énergie, qui tente de se remettre d’une crise historique de quatre mois.

La Fed américaine pourrait-elle passer à un corridor d’inflation ?

Christopher Waller, membre du Board of Governors de la Federal Reserve, a fait une déclaration importante sur l’avenir de la politique monétaire américaine. Selon lui, un ancrage d’inflation fixe peut constituer une contrainte trop rigide pour le régulateur. Waller a indiqué qu’il privilégierait une cible définie sous forme de fourchette flexible plutôt que sous la forme d’un chiffre unique. Il a néanmoins reconnu qu’une réforme du cadre à ce stade pourrait sérieusement éroder la confiance des investisseurs envers la Fed. Dans le même temps, Waller a souligné que les récents discours du nouveau président de la Fed, Kevin Warsh, avaient clairement réaffirmé l’attachement de l’institution à l’objectif classique de 2 %, qui demeure un puissant signal de stabilisation pour les marchés mondiaux. La discussion autour d’un corridor d’inflation n’a de sens que si la réaction de la politique économique aux chocs devient moins lisible pour les entreprises.

Dans ses remarques, Waller a également abordé la question de l’indépendance de la Fed vis-à-vis de la Maison-Blanche. Il a insisté sur le fait que le régulateur ne maintiendrait pas artificiellement des taux d’intérêt bas afin de faciliter le financement du déficit budgétaire fédéral en expansion. Évaluant les perspectives macroéconomiques, il a relevé les premiers signes de stabilisation du marché du travail américain. Toutefois, le message central retenu par les marchés a été son avertissement selon lequel l’équilibre des risques systémiques dans l’économie s’est de nouveau déplacé vers des pressions inflationnistes. Ce faisant, Waller a clairement indiqué que la Fed n’entendait pas s’écarter de sa ligne directrice consistant à assurer fermement la stabilité des prix.

L’or recule, le pétrole faiblit, les capitaux fuient ?

Le cours de l’or est revenu à 4 140 dollars l’once, après un repli depuis des plus hauts de deux semaines sous la pression d’un dollar américain plus fort. La baisse est toutefois restée limitée en raison de nouveaux signes de ralentissement sur le marché du travail américain. Les données macro publiées ont fait apparaître un net coup de frein dans la création d’emplois en juin, ainsi que des révisions à la baisse des chiffres des deux mois précédents — des éléments qui ont poussé les investisseurs à réduire leurs anticipations de resserrement monétaire imminent. Dans le même temps, les prix du pétrole ont légèrement reculé : la reprise progressive du trafic commercial dans le détroit d’Ormuz et la perspective d’une augmentation de l’offre de la part de l’alliance OPEC+ nourrissent chez les traders des craintes fondées de surabondance potentielle. Les intervenants de marché attendent désormais la publication, mercredi, des minutes de la Fed. La probabilité d’une hausse des taux en septembre est toujours perçue par le marché comme supérieure à 50 %.

La banque d’investissement Bank of America, conjointement avec EPFR Global sous la direction de Michael Hartnett, a publié des données faisant état du plus important mouvement de sortie du marché actions américain depuis mars. Sur la semaine se terminant le 1er juillet, les investisseurs ont retiré 17,2 milliards de dollars des fonds investis sur les actions américaines — le premier flux net négatif après trois mois de souscriptions ininterrompues. Les capitaux libérés ont commencé à être redéployés sur les marchés internationaux : le marché actions japonais a notamment enregistré un flux entrant de 1,9 milliard de dollars, un plus haut de sept semaines. Au total, les sorties nettes des marchés actions mondiaux se sont élevées à 13,9 milliards de dollars.

L’indice des semi-conducteurs a chuté de 11 % en deux jours sur fond de doutes autour de l’IA. Le scepticisme croissant parmi les grands acteurs de marché quant au bien-fondé des valorisations stratosphériques actuelles des sociétés liées à l’intelligence artificielle continue de peser fortement sur le secteur technologique. Les fabricants de semi-conducteurs ont été les principales victimes de cette revalorisation à la baisse : le Philadelphia Semiconductor Index a perdu 11 % sur les deux derniers jours.

Les analystes de JPMorgan Chase & Co. estiment que la récente envolée frénétique des valeurs de semi-conducteurs apparaît hautement instable et spéculative. Les spécialistes de la banque soulignent un déséquilibre dangereux des valorisations entre les fabricants de puces américains et les entreprises qui déploient effectivement l’intelligence artificielle. Selon JPMorgan, cet écart de valorisation ne repose pas sur des fondamentaux solides du côté des utilisateurs finaux et devrait se résorber avec le temps par le biais d’une profonde correction de marché.


7 juillet

07 juillet, 02h30 / Japon / Dépenses des ménages (mai) / préc. : -2,9 % / réel : -0,5 % / prévision : -2,5 % / USD/JPY – en hausse L’activité de consommation au Japon pour le mois d’avril a montré des signes clairs de reprise, dépassant largement le pessimisme des investisseurs. En glissement annuel, la baisse des dépenses des ménages a ralenti à -0,5 %, soit le recul le plus faible en cinq mois. Le principal moteur de cette amélioration a été l’atténuation des pressions inflationnistes, qui a permis aux ménages d’augmenter nettement leurs dépenses en :

  • transport
  • communications
  • amélioration de l’habitat

Un tel rebond vigoureux devrait pousser le yen à la baisse.


07 juillet, 02h30 / Japon / Revenus moyens (avril) / préc. : 3,0 % / réel : 3,1 % / prévision : 3,2 % / USD/JPY – en baisse

La croissance des salaires au Japon continue de s’accélérer et constitue un pilier clé d’une reprise durable de la consommation intérieure. La dynamique positive est généralisée : de fortes hausses sont enregistrées dans la plupart des grands secteurs, y compris des moteurs de l’économie tels que :

  • l’infrastructure IT
  • les services de transport
  • l’industrie manufacturière

L’impulsion inflationniste en provenance du marché du travail ne laisse guère de doute sur le fait que la Bank of Japan sera contrainte de poursuivre les hausses de taux lors de ses prochaines réunions. Les attentes de resserrement monétaire apporteront un solide soutien à la monnaie nationale.


07 juillet, 09h00 / Royaume-Uni / Halifax House Price Index (juin) / préc. : 0,4 % / réel : 0,5 % / prévision : 0,3 % / GBP/USD – en baisse

Le marché immobilier britannique reste en situation de stagnation dans un contexte de conditions de crédit strictes. Des taux hypothécaires élevés et une confiance des consommateurs en berne maintiennent les acheteurs en retrait. La confirmation d’un ralentissement prolongé de la construction et de l’activité immobilière signalerait une faiblesse durable de la reprise intérieure et limiterait le potentiel d’appréciation de la livre sterling.


07 juillet, 09h00 / Allemagne / Production industrielle (mai, m/m) / préc. : -1,0 % / réel : 0,4 % / prévision : -0,2 % / EUR/USD – en baisse

Le secteur industriel allemand reste sous pression : après un bref et timide rebond en avril, la production industrielle de mai risque de retomber en territoire négatif. Les industries lourdes à forte intensité énergétique sont toujours en récession, situation aggravée par les perturbations logistiques dans les chaînes d’approvisionnement mondiales dues aux conflits géopolitiques. Un nouveau recul du principal moteur de la zone euro décevra les investisseurs, signalera la fragilité de la plus grande économie européenne et exercera une pression baissière sur l’euro.

07 juillet, 14h30 / États-Unis / Balance commerciale (mai) / préc.: -56,6 Mds $ / effectif : -55,9 Mds $ / prévision : -78,5 Mds $ / USDX (indice USD à 6 devises) – en baisse. Le rapport devrait faire apparaître un net creusement du déficit commercial américain en mai, à 78,5 milliards de dollars.

Les principaux facteurs de l’élargissement du déficit commercial sont :

  • des achats record par les entreprises américaines d’équipements de haute technologie (semi-conducteurs et composants pour les infrastructures d’IA)
  • une hausse des coûts des matières premières importées dans un contexte d’instabilité au Moyen-Orient

Si la prévision de consensus se confirme, ce déséquilibre accru indiquera une montée des sorties de capitaux et exercera une pression baissière locale sur l’indice du dollar.


07 juillet, 14h30 / Canada / Balance commerciale (mai) / préc.: 1,75 Md C$ / effectif : 2,72 Mds C$ / prévision : 2,00 Mds C$ / USD/CAD – en hausse

L’excédent commercial du Canada en mai devrait se réduire à 2,00 milliards de dollars canadiens. Malgré des prix de l’énergie relativement stables, les exportations de matières premières montrent des signes de ralentissement modéré en raison du fléchissement de la demande de la part des principaux partenaires commerciaux, tandis que les importations restent élevées. La contraction de l’excédent commercial réduira les entrées de devises et affaiblira le dollar canadien, ce qui poussera la paire USD/CAD à la hausse.


07 juillet, 15h30 / États-Unis / Variation de l’emploi privé ADP (moyenne hebdomadaire) / préc.: 26,5 k / effectif : 30,75 k / prévision : — / USDX – volatil

Les données ADP indiquent que l’emploi dans le secteur privé a augmenté en moyenne de 30,75 mille postes par semaine au cours des quatre semaines jusqu’au 6 juin 2026. Ce chiffre est en ligne avec les solides statistiques sur l’emploi observées ces deux derniers mois et reflète la résilience du marché du travail américain.


07 juillet, 13h30 / Royaume-Uni / Discours du gouverneur de la Bank of England, Andrew Bailey / GBP/USD

Des discours de hauts responsables de banques centrales sont également prévus autour de ces dates. Leurs déclarations génèrent généralement de la volatilité sur le marché des changes, car elles peuvent signaler les orientations futures de la politique monétaire.


Svetlana Radchenko,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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